lundi 12 octobre 2009

"Vide avant gestation, imminence"

Je cherchais une réponse dans la matière épaisse du "Palimpseste,..", l'ayant pour un temps confondu avec la précision de la lumière qui désigne, en l'éclairant, le tracé des formes. La ligne, ainsi ordonnée, conduisant au volume où l'ombre soustrait au regard sa part solide, celle qui inscrit l'objet dans la réalité du support...: La toile, étant ce lieu où se rejoue le réel. Et je me suis reprise à imaginer que dans le récit re-présenté de la vie, je trouverai les clefs. Orgueil et vanité.. En serait-il alors fini de toutes les quêtes? Tout questionnement devenant à la fois modèle et réponse... Pourtant sur le chemin pour y parvenir, je me suis perdue. La matière colorée liquoreuse et lisse a submergé la scène, m'offrant de poursuivre..

Je cherchais à dompter, au lieu d'écouter, tranquille, et de laisser venir.. Et la couleur est revenue avec fracas, criant sa position bien-fondée dans le cercle des éléments qui composent ce théâtre, simulacre de représentation, fantasmagorie parodiant le réel, conviant l'abstraction à une place légitime..

"Revint alors le silence, accueillante matrice, qui au-delà des mots, sublime les sentiments, apprête la tristesse en une toile lisse, s'offrant à subir le plus doux des outrages, la caresse du pinceau dans le blanc de sa chair, comme les jours déposant, ardents et insatiables, leurs beautés aléatoires sur l'écran de la vie". "..." Pr V.

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jeudi 17 septembre 2009

Palimseste, naissance...

Chercher la vérité de la vie, même si on ne la saisit jamais, plutôt que de ne jamais trouver personne à qui crier son désespoir.... Celui de s'apercevoir que ce monde parfois si laid, est tellement sidérant.

Je ne l'aime pas encore cette peinture minuscule. Faut-il savoir s'arrêter? Bien souvent je ne sais pas.. Il me semble aussi que je ne veux pas (sa)voir.. Il est possible que demain elle ait encore changé.. Je le regretterai peut-être, ou même sûrement.. Mais je sais que je n'ai pas trouvé. Plus je regarde ces couleurs et ces traits, plus la mélodie sonne faux à mes oreilles, comme une rengaine facile et adipeuse, ronde à force d'être grasse, collante et prévisible. Qu'à cela ne tienne. Je dois continuer à chercher. Demain.. oui.. j'ai l'espoir d'apercevoir peut-être.. et d'accrocher un instant.. le fil de l'évidence, ou même un peu de cette simplicité que j'aimerai tant complice..

«L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.» Blaise Pascal

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dimanche 13 septembre 2009